[DOSSIER] Vacciner contre le doute

Il y a beaucoup de infox qui circulent au sujet de la vaccination surtout depuis l’obligation des 11 vaccins chez les nourrissons. Notre but est donc de vous informer contre toutes les inepties que vous pouvez entendre jours après jours. Voici la liste des idées reçues qui reviennent le plus souvent !

Utilité des vaccins/de la vaccination

Selon l’OMS, le fait de se faire vacciner permet de sauver 2 à 3 millions de vies chaque année ! Les vaccins sont des médicaments d’une importance capitale pour la santé de tous.  Ils permettent d’éviter un très grand nombre de maladies et d’épidémies. Leurs intérêt est de se protéger soi-même, de protéger les autres et notamment les personnes vulnérables. La vaccination est le moyen de prévention le plus efficace pour lutter contre des maladies infectieuses graves !
Chaque année, plusieurs millions de personnes sont vaccinées, grâce à ça aucun cas de variole n’a été diagnostiqué dans le monde, de même en France pour la poliomyélite, depuis de nombreuses années !
95 % : C’est le nombre de personnes qui doivent être immunes pour une couverture vaccinale optimale.
La vaccination est bénéfique tant sur le plan individuel, en protégeant chaque personne vaccinée, que sur  le plan collectif, en réduisant le nombre de personnes susceptibles de contribuer à la dissémination d’une maladie. Elle présente un intérêt pour la santé publique, en évitant des complications liées aux maladies concernées, mais aussi économique en diminuant le recours aux soins, les hospitalisations, les handicaps ou encore les absences de travail.

Quelques chiffres à retenir :

Diphtérie : vaccin obligatoire, introduit au calendrier vaccinal depuis 1938, responsable de plus de 3000 décès en  1945 : chute de 99,98 % des cas en soixante-dix ans.
Tétanos : vaccin introduit en 1938, inscrit au calendrier vaccinal en 1940, obligatoire pour les nourrissons depuis 1952. Impact épidémiologique : chute de 97 % des cas depuis 1946.
Poliomyélite : Vaccin obligatoire introduit en France en 1958, inscrit au calendrier vaccinal en 1964. Impact épidémiologique : plus aucun cas depuis 1995.

Et en France et dans la région Sud où en sommes nous de la couverture vaccinale ?

Comme nous l’expliquions précédemment pour éradiquer une maladie la couverture vaccinale doit être d’environ 95%.

Quelques chiffres pour la couverture vaccinale en 2016:

Rougeole, oreillons, rubéole : En France : 80% En région Sud : entre 78 et 88%

Hépatite B : En France : 90% En région Sud : entre 85 et 90%

Pneumocoque : En France : 92% En région Sud : entre 81 et 91%

Papillomavirus humain : Pour les filles nées en 1999 En France : 21% En région Sud : 15%

Si une partie de la population est vaccinée je ne crains rien !

C’est faux, bien au contraire ! A savoir qu’il faut un taux de plus ou moins 90% de couverture vaccinale pour qu’une personne non vaccinée soit protégée. Ainsi, par exemple, l’élimination de la rougeole nécessite un niveau de couverture vaccinale de 95 % chez le jeune enfant. En France, ce niveau n’a jamais été atteint depuis l’intégration de cette vaccination dans le calendrier vaccinal, ce qui explique l’épidémie qui a provoqué des milliers de cas entre 2008 et 2011.
Avec un taux de vaccination insuffisant, une maladie peut se propager dans une partie de la population, seules les personnes vaccinées sont protégées mais pas les autres. Alors qu’avec un taux de vaccination suffisant, la maladie ne se propage plus. Les personnes vaccinées protègent les quelques personnes vulnérables qui ne peuvent pas être vaccinées comme par exemple les immunodéprimés.
La réussite des programmes de vaccination dépend de la coopération de chaque personne pour garantir le bien-être de tous. Nous ne devons pas nous reposer sur ceux qui nous entourent pour arrêter la propagation de la maladie; nous aussi, nous devons faire tout ce que nous pouvons.

Je ne sais pas ce qu’on m’injecte, les vaccins ne sont pas sûrs

Tout vaccin homologué a subi de nombreux tests à de nombreuses reprises avant et après sa mise sur le marché. Un vaccin ne peut pas être mis en vente s’il n’a pas une Autorisation de Mise sur le Marché. Cette autorisation garantit que chaque patient traité reçoive des vaccins dont la qualité pharmaceutique, la sécurité d’emploi et l’efficacité sont démontrées et validées par les autorités de santé nationale et internationale.
Les procédés de fabrication sont souvent longs et complexes. En effet, il faut entre six à vingt-deux mois pour produire un vaccin. 70% du temps de fabrication sont consacrés aux contrôles de qualité et de sécurité qui sont effectués à chaque étape de la fabrication.
Les vaccins font l’objet d’un double contrôle, par le fabricant et par un laboratoire officiel indépendant qui est en France la Direction des contrôles de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.
Malheureusement tout incident grave ou décès dû à un vaccin est certes l’incident de trop, cependant dans la balance bénéfices /risques, les avantages de la vaccination dépassent largement les risques de voir certaines maladies réapparaître.

Les adjuvants sont dangereux pour la santé

Les adjuvants ont pour rôle de stimuler la réponse immunitaire qui entraîne la protection.  Ils améliorent considérablement le pouvoir protecteur des vaccins. Il en existe différents types, comme le phosphate de calcium, l’émulsion d’huile dans l’eau, l’aluminium, les liposomes. La plupart d’entre eux, sont utilisés depuis de nombreuses années, et ont fait l’objet de plusieurs d’études sans observation d’effets indésirables particuliers.
L’aluminium est l’adjuvant le plus utilisé dans les vaccins. Il est autorisé dans des quantités n’excédant pas 0,85 milligramme par dose. Celui-ci est utilisé depuis plus de 90 ans et représente plus de cent millions de doses injectées. Il est considéré comme étant le plus efficace pour stimuler la production d’anticorps. A ce jour aucune étude scientifique validée n’a prouvé de lien de toxicité neurologique. D’autres alternatives ont été envisagées mais à ce jour elles sont toutes considérées comme moins efficaces.

On me diagnostique une maladie suite à l'injection du vaccin !

Depuis de nombreuses années, des vaccins ont été accusés de provoquer des maladies neurologiques ou auto-immunes. A ce jour aucune analyse épidémiologique validée entre personnes vaccinées et personnes non vaccinées ne prouve une augmentation de cas de maladies auto-immunes. De plus nous n’observons pas plus de cas de maladies potentiellement liées aux vaccins dans les pays où le taux de vaccination est plus élevé qu’en France alors que nous utilisons les mêmes vaccins.
L’exemple d’un lien entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme, relevait d’une fausse enquête. Les résultats étaient falsifiés et l’article a été supprimé. En effet le chercheur était rétribué avant la parution de son article par un cabinet d’avocat dans le but d’asseoir un lien scientifique entre la vaccination et la maladie, qui faciliterait la mise en œuvre d’une plainte à grande échelle. Ce même chercheur projetait de déployer un test de dépistage dont la rentabilité était estimée à plusieurs dizaines de millions d’Euros par an. En réalité cette pathologie est souvent diagnostiquée à un âge où la vaccination est recommandée. Mais avec ou sans vaccin la prévalence est la même !
Il est important  de suivre le calendrier vaccinal. Certains virus peuvent évoluer et muter d’une année sur l’autre,  c’est pourquoi un vaccin effectué l’année A peut ne pas fonctionner l’année suivante, c’est le cas du vaccin contre la grippe.

Ça fait beaucoup 11 vaccins obligatoires d’un coup !

La vaccination pour les bébés et les enfants est primordiale, elle permet de les protéger efficacement et durablement contre les maladies graves. Pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018, 11 vaccins sont devenus obligatoires (ici notre dossier explicatif sur les 11 vaccins). A savoir que ces vaccins sont réalisés en 10 injections entre l’âge de 2 mois à 2 ans. Trois d’entre eux étaient déjà obligatoires, et 70% des enfants bénéficiaient déjà des 8 huit autres car ils étaient recommandés.

De plus, on constate un taux d’efficacité de plus de 90% pour ces vaccins obligatoires !

Cette décision a été prise face à une couverture vaccinale insuffisante, le retour de certaines maladies et basées sur des recommandations émises à l’issue d’une consultation citoyenne.
Certains effets indésirables mineurs sont communs à tous les vaccins injectables. Ceux-ci peuvent en effet entraîner une réaction au point d’injection telle que douleur, rougeur, gonflement

Moins de 10 cas sur 100 vaccinés, ainsi que certains effets généraux, également de courte durée, comme de la fièvre ou des douleurs musculaires ou articulaires, 1 à 10 cas sur 100 vaccinés.

De plus, il a été démontré qu’il n’y a aucun impact négatif sur le système immunitaire d’un enfant à administrer simultanément plusieurs vaccins. Les enfants sont exposés à de nombreuses substances étrangères qui déclenchent des réactions immunitaires ! Le fait de pouvoir associer plusieurs vaccins en une même injection réduit la gêne pour l’enfant.

Quel est l'intérêt de se faire vacciner contre des maladies quasi inexistantes ?

C’est la rançon du succès… La vaccination est aujourd’hui fragilisée par une méconnaissance des maladies qui ont presque disparu en France grâce aux vaccins. A l’époque les populations voyaient rapidement les effets des vaccins avec une baisse quasi instantanée des cas… il y avait donc un réel motif d’adhésion.
Cependant la disparation ou la raréfaction de maladies, telles que la poliomyélite ou la coqueluche ne doit pas influer sur la couverture vaccinale. C’est parce que celle-ci reste haute que ces maladies restent exceptionnelles, toute diminution de la couverture vaccinale met en danger les populations. Il est avéré que des que les couvertures vaccinales déclinent, les épidémies reviennent.
C’est le cas récemment au Costa Rica, ou les autorités sanitaires s’inquiètent d’une possible réintroduction de la rougeole, suite à la mise en quarantaine d’une famille Française infectée. Cette maladie n’était plus apparue depuis 2014.

Les campagnes de vaccinations servent juste à enrichir les labos qui les fabriquent !

Il est normal que les laboratoires soient payés pour leur travail, et il appartient également aux gouvernements de négocier les prix.

Il faut rappeler que l’objectif principal des campagnes de vaccination est avant tout d’atteindre un taux de couverture maximal afin d’éradiquer les maladies !

Et pour plus d'information sur ce sujet...

Nous vous donnons rendez-vous le 26 avril de 18h30 à 20h30 au centre hospitalier du pays d’Aix pour une conférence organisé par des spécialistes de l’INSERM, de Santé Publique France, ainsi qu’un pédiatre du centre. Suite à cette conférence, vous pourrez donner votre avis lors du temps d’échange. Plus de détails par ici.

Venez vous informer sur les 11 vaccins obligatoires, quelles sont les maladies couvertes par ces 11 vaccins ?  Y-a-t-il un risque pour l’enfant ?

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